Roubaix is Women Friendly

Dans la ville, au sein des entreprises ainsi qu’au sein des collectivités, un réel diagnostic via le prisme du genre doit être effectué pour connaître le ressenti des femmes, leur situation réelle et donc tout ce qui pourrait être amélioré… De la même manière, réajuster ses budgets pour rééquilibrer les dépenses en faveur des filles, obligatoire en Belgique mais pas encore en France, le « gender budgeting », ne saurait être évité. Cette démarche, fortement recommandée par l’UE, porte un nom : le gender mainstreaming.

Derrière ce nom assez barbare se cache toute une philosophie politique qui pourrait bien enfin assurer une réelle égalité entre hommes et femmes au sein des villes françaises.

De quoi parle-t-on ?

  • Le gender management
  • Le gender budgeting

De quoi parle-t-on ?

Le gender mainstreaming, ou approche intégrée de la dimension de genre, est une stratégie qui a pour ambition de renforcer l’égalité des femmes et des hommes dans la société, en intégrant la dimension de genre dans le contenu des politiques publiques.

Le gender mainstreaming se veut bien différent des politiques spécifiques d’égalité : celles-ci partent du constat que, dans un domaine précis, il y a inégalité homme-femme et cherchent à la réparer (les lois sur la parité en politique en sont un bon exemple).

Le gender mainstreaming se veut préventif : suivant le vieil adage « mieux vaut prévenir que guérir» , on demande à toutes les personnes impliquées dans la préparation et la définition des politiques publiques de tenir compte de l’égalité hommes-femmes afin d’éviter l’émergence ou le renforcement d’inégalités entre hommes et femmes. Ce n’est qu’une stratégie à long terme visant à atteindre cet objectif de renforcer l’égalité entre hommes et femmes (pas une approche visant à favoriser les femmes au détriment des hommes).

LE GENDER MANAGEMENT

Les réflexions autour des nouveaux modes de déplacement dans la ville adaptés au développement durable, aussi louables soient-elles, semblent faire une désavantagée : la femme.

En effet, essayer de supprimer les voitures en villes gênent considérablement les déplacements des femmes car elles sont très enclines à utiliser leur voiture, de par le sentiment de sécurité qu’elle apporte mais aussi car elles restent le plus souvent en charge d’amener les enfants à l’école, des courses ou d’aider les personnes âgées.

Les études le montrent, le vélo est utilisé par une majorité d’hommes (60 %, voire 80 % la nuit ou lorsqu’il pleut). De plus, diminuer l’éclairage publique pour des économies est peu apprécié par des femmes pour qui la rue reste un espace public en partie hostile.

Pourquoi la femme semble avoir été oubliée ? Tout simplement parce décideurs, architectes, urbanistes, directeurs des services d’équipement et concepteurs des programmes urbains sont presque exclusivement des hommes ! Dès lors, il apparaît indispensable d’intégrer davantage de femmes dans les organes de décisions qui les concernent. C’est là la but du gender management.

Il veille à une meilleure représentativité des femmes à la fois dans l’appareil de production économique et dans les instances décisionnelles de la société. Ce principe de management appliqué aux métiers qui font la ville, tels que l’aménagement et l’urbanisme, l’architecture et la recherche scientifique, permettrait d’établir une rupture avec la prédominance masculine de ces filières.

LE GENDER BUDGETING

Proposer de réfléchir les prochains budgets en « Gender budgeting » = rééquilibrer les dépenses en faveur des filles en suivant une « Charte de l’espace », pédagogie de l’espace pour mieux penser la France de demain en termes d’innovation et d’investissements

Le gender budgeting est défini comme l’évaluation des budgets existants avec une perspective de genre à tous les niveaux du processus budgétaire, ainsi qu’une restructuration des revenus et des dépenses dans le but de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes.

En résumé, c’est l’analyse via le prisme du genre de toutes les formes de dépenses et de recettes publiques et l'inventaire de leurs conséquences directes et indirectes sur la situation respective des femmes et des hommes. Il pourrait être un levier particulièrement intéressant afin de rééquilibrer les offres de loisirs entre filles et garçons (les études montrent sans équivoque que les offres de loisirs sont davantage destinées aux garçons).

L’analyse et l’élaboration de budgets (recettes comme dépenses) tenant compte des situations respectives des femmes et des hommes peut par exemple permettre d’identifier certaines dépenses inefficaces et, par conséquent, améliorer la qualité des dépenses publiques. Le gender budgeting fonctionne donc de manière optimale dans le cadre d’un processus budgétaire tenant compte du résultat, de la stratégie mise en œuvre et des ressources mobilisées.

EGALITE-FEMME-HOMME

La parité, valeur bien souvent avancée comme étendard de bataille, est critiquable et critiquée : de nombreuses féministes la dénoncent, avançant judicieusement que l’égalité entre les sexes ne se réduit pas à une égalité numérique entre hommes et femmes, ce que la parité impose pourtant…

Et c’est là que le gender budgeting propose une solution différente : il ne vise pas à une répartition budgétaire ou numérique 50-50 ou à favoriser tout simplement les femmes de par leur condition de femmes, mais à renforcer l’égalité entre femmes et hommes, et optimiser le degré d’économie, d’efficacité, d’efficience et d’équité des finances publiques par la prise en compte de la dimension de genre dans les politiques, mesures et actions des autorités publiques via une analyse budgétaire destinées à accroître leur efficacité. C’est un instrument permettant d’arriver à des finances publiques (recettes et dépenses) tenant compte des besoins et des attentes des femmes comme des hommes sur un pied d’égalité.

  • A imposer avant distribution des subventions
  • A imposer dans la commande publique sur la base d’un test gender

On pourra également utiliser les Bilans des marches exploratoires de femmes initiées ces 4 dernières années aux 4 coins de la Métropole Européenne de Lille.

Au delà de penser différemment le budget communal qui ne parle qu'à peu d'initiés, 

Nous saluons l'ouverture d'une maison des Femmes à Roubaix mais pensons que cela n'est pas suffisant et que le spectre de cette dernière est trop réduit.

Nous proposons comme je l'ai  proposé en 2016 à la Métropole de Lille, de créer:

une Maison Marianne - Maison commune regroupant Maison Femmes du Monde ( de l’Egalite), maison de la diversité  économique et culturelle, maison de la Laicité et maison d’information de lutte contre les violences- Cette maison servira également de refuge (accueil) de nuit ( quelques lits/studios) des femmes victimes de violence qui pourront s'y réfugier de manière anonyme avec les enfants. Nous inviterons le CIDDF a y installer son siège ou y tenir une permanence.

Un espace de rencontre, discussions et animations sera aménagé au profit des femmes souffrant de cancers et les associations aidantes pourront s'y installer comme l'Association La Rose si elle le souhaite..

Un espace sera également réservé à l'association le Refuge.

Cette maison servirait d'espace aux évènements des 10 octobre, 25 novembre et 8 mars

 

LA LUTTE CONTRE LES VIOLENCES REPONSE PAR L’HEBERGEMENT

Mettre notre méthode en lien avec les associations et les bailleurs face aux maisons d’hébergement des Pays Bas ou du Danemark

je souhaite faire inscrire les violences "familiales" et non pas conjugales en critère prioritaire d'attribution de logement social et mener une réflexion sur l'éloignement de l'auteur plutôt que des victimes, infligeant ainsi une double peine, cette idée a d'ailleurs valu le titre de Orange Day Champion de l'ONU pour la MEL 3 années de suite!

 

Je souhaite continuer de travailler étroitement ces sujets avec ONU Femmes, Nous Toutes et ONE BILLION RISING for Justice V-Day et l'ensemble des associations du territoire ( Solfa, Voix de Nana, ECVF etc)

Et tenter d'accueillir la Conférence mondiale de la place des femmes dans l’espace public et de la lutte pour l’Egalité qui doit avoir lieu en 2020 puis en 2025 ( le choix se portera sur cette 2e date).

En moyenne : 1000 personnes de plus de 100 pays avec des thèmes comme la sécurité sur Internet, la politique des employeurs contre la violence domestique, la violence sexuelle dans les zones de guerre et de conflits et une variété de bonnes pratiques dans le travail d'hébergement